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À la rencontre de Rémi D’AVIAU : conjuguer études de droit, engagement associatif et sport de haut niveau

Droit des étrangers et de la famille à Lyon

À seulement 19 ans, Rémi d’Aviau mène de front des études de droit et de science politique, une carrière sportive de haut niveau en luge artificielle et plusieurs engagements associatifs.

Entre expériences internationales, bénévolat au Tribunal judiciaire de Lyon et implication dans la vie étudiante, il s’est construit un parcours aussi riche qu’engagé.

Il poursuit aujourd’hui cette dynamique par un stage en droit des étrangers au sein de LOZEN AVOCATS.

Il nous raconte son parcours, les enseignements qu’il en tire et ses ambitions pour l’avenir.


Peux-tu te présenter et expliquer ce qui t’a conduit à étudier le droit ?

Je m’appelle Rémi d’Aviau, j’ai 19 ans et je partage mon temps entre la Savoie, où je m’entraîne en luge artificielle, et Lyon, où je poursuis une licence bi-disciplinaire Droit et Science Politique à l’Université Lumière Lyon 2.

Très tôt attirée par l’histoire, la politique et les relations internationales, j’ai effectué une année de césure en Italie du Nord après le baccalauréat, dans un lycée sport-études, pour progresser en luge et développer mes compétences en allemand et en italien.

Cette expérience a confirmé mon choix de m’orienter vers le droit, une discipline que je ne connaissais quasiment pas au lycée, mais dont j’ai immédiatement apprécié la rigueur, la diversité et la dimension pratique.

Qu’est-ce qui t’a poussé à t’engager au-delà de tes études, et que t’apportent ces expériences en complément de tes études ?

Tout a commencé au collège, avec un programme Erasmus+ intitulé « Imagine today your european city of tomorrow », qui m’a permis de rencontrer des étudiants d’autres pays européens et de prendre vraiment goût aux voyages, aux échanges culturels et aux relations internationales.

Depuis, je n’ai cessé de m’engager : au lycée, j’ai été élu au Conseil Académique de Vie Lycéenne, où le comité Bien-Être que j’intégrais a porté un projet de « Sentinelles du Bien-Être » en santé mentale.

À Lyon, j’ai rejoint de nombreuses associations étudiantes, dont Lyon Model United Nations (LyonMUN), et je suis devenu écrivain public au Tribunal Judiciaire.

Ces expériences me permettent de mettre le droit en pratique bien au-delà de l’université, de développer des compétences transversales : prise de parole, gestion de projet, travail en équipe ; et de construire un réseau d’amis. Elles m’ont également apporté une vraie confiance en moi, moi qui étais plutôt timide plus jeune.

Par ailleurs, ces expériences s’enchaînent et s’alimentent : mon année en Italie m’a permis de développer mon allemand, ce qui m’a ensuite ouvert les portes du Camp Olympique franco-allemand de la jeunesse durant les JO de Paris 2024.

Mon engagement à LyonMUN m’a amené à participer à une simulation diplomatique à Barcelone l’été dernier avec des amis rencontrés dans l’association. Ce sont ces effets dominos qui rendent l’engagement si motivant.

En quoi consiste ton engagement comme écrivain public au tribunal judiciaire de Lyon, et comment cette expérience a-t-elle influencé ta vision de l’accès au droit et de la justice ?

Depuis octobre dernier, je tiens des permanences au tribunal aux côtés d’autres étudiants bénévoles pour aider les justiciables dans leurs démarches : dépôts de plainte, demandes d’aide juridictionnelle, permis de visite en détention, envoi de documents via FranceConnect, courriers adressés aux bailleurs… Presque chaque semaine apporte des situations nouvelles, ce qui rend la mission à la fois exigeante et très formatrice.

J’apprécie particulièrement le fait d’être toujours au moins deux écrivains publics en permanence, cela nous permet de nous aider, de confronter nos analyses et d’être plus efficaces dans la prise en charge des usagers.

Au-delà des compétences procédurales acquises, cette expérience a renforcé ma conviction de vouloir exercer le métier d’avocat car j’aime être au contact des justiciables et les accompagner concrètement dans l’accès à leurs droits.

Que t’apportent tes engagements associatifs et internationaux (notamment les simulations ONU) ?

Cette année a été particulièrement intense car j’ai été nommé responsable du Pôle Cérémonies de LyonMUN, l’une des plus grandes simulations des Nations Unies en France, qui réunit chaque année près de 300 étudiants français et internationaux.

J’ai coordonné les cérémonies d’ouverture et de clôture, et j’ai eu la charge de trouver avec mon équipe, les quinze intervenants spécialisés pour nos comités, dans le cadre du thème 2026 « From Fragmentation to Cooperation : Rebuilding International Society in a Context of Global Tensions ». Gérer une équipe pour la première fois, faire face aux imprévus (les lieux refusés, les centaines de mails envoyés), négocier des partenariats, ont représenté des défis que j’ai eu à cœur de relever et m’ont appris la gestion de projet, le management et l’humilité.

Mais ces simulations m’apportent une meilleure compréhension du monde et une conviction renforcée dans le multilatéralisme et le droit international. Dans un contexte où ces valeurs sont souvent remises en question, rencontrer des étudiants et des intervenants qui se battent concrètement pour elles est à la fois stimulant et inspirant. Pour moi, LyonMUN est un espace où l’on grandit collectivement, et où j’ai construit certaines de mes amitiés les plus solides.

Comment concilies-tu tes études de droit, tes engagements associatifs et ta pratique de la luge à haut niveau, et quels liens fais-tu entre ces différents univers ?

Ce n’est pas toujours simple, mais je bénéficie du statut de sportif de haut niveau à Lyon 2, ce qui me permet d’aménager mon emploi du temps, de regrouper mes examens et d’avoir des absences justifiées lors de certains TD.

De plus, les expériences que j’accumule me font aussi progresser dans mes études : mon stage d’un mois au Sénat à la fin de la L1 m’a apporté des connaissances très concrètes pour mes cours de sociologie des institutions, par exemple.

Au fond, ces trois univers se nourrissent mutuellement. Ils touchent tous, d’une façon ou d’une autre, aux langues, à la politique et à la géopolitique. Le sport de haut niveau n’échappe pas à la règle, il y a de vraies luttes de pouvoir, des enjeux politiques et diplomatiques qui ne sont pas si éloignés de ce que j’étudie ou de ce que je simule à LyonMUN.

Par ailleurs, le sport m’a forgé une discipline et un sang-froid que je mobilise dans mes études et mes engagements, et inversement. Je pense qu’il est essentiel de s’ouvrir l’esprit au-delà des cours et ces activités sont pour moi une façon de le faire.

Quels sont tes projets d’avenir ?

Sportivement, mon objectif est de me qualifier pour les Jeux Olympiques 2030, qui se dérouleront en France sur la piste de bobsleigh de La Plagne où je m’entraîne. C’est un défi immense car quatre ans, c’est à la fois long et très court, d’autant que je suis encore relativement nouveau dans la discipline.

Sur le plan académique, je réfléchis encore à mon orientation en master : la justice pénale internationale, le droit des étrangers et de l’asile (que mon stage actuel m’a donné envie d’approfondir), le secteur de la défense et du renseignement, ou encore la préparation de concours de la haute fonction publique. Autant de voies qui reflètent, chacune à leur manière, mon attrait pour les grands enjeux du monde contemporain.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter directement Rémi D’AVIAU.

 

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