56, rue de la Charité 69002 - Lyon
04 72 84 98 95
lozen@lozenavocats.com

Découvrez Anne-Caroline VIBOUREL, l’avocate collaborative du cabinet

Droit des étrangers et de la famille à Lyon

LOZEN AVOCATS, cabinet en droit des étrangers et de la famille à Lyon, vous présente notre avocate collaborative Anne-Caroline VIBOUREL !

Anne-Caroline VIBOUREL est avocate associée du cabinet, médiatrice et notre référente en matière de droit de la famille.

Je suis convaincue que la prise en compte de l’écologie relationnelle est un enjeu majeur pour le bien-être des familles en période de séparation.

Anne-Caroline VIBOUREL, associée de Lozen Avocats

Qu’est-ce qui t’a motivée à intervenir en droit des étrangers et en droit de la famille après avoir exercé le droit pénal ?

Au début de mon exercice professionnel j’ai adoré exercer le droit pénal dans un cabinet lyonnais mythique auprès de Me François LA PHUONG et Me Yanina CASTELLI.

La défense pénale constitue un exercice exaltant, c’est l’essence du métier d’avocat : argumenter pour convaincre de l’innocence de son client en plaidant devant le Tribunal correctionnel ou la Cour d’assises.

Au terme de quelques années, après avoir expérimenté l’urgence au quotidien et les déplacements dans toute la France pour aller assister les clients du cabinet, et surtout au moment où j’allais devenir maman, j’ai compris que cet exercice ne me convenait plus.

Je me suis alors formée au droit des étrangers et au droit de la famille.

Ces deux domaines du droit ont répondu à un même besoin : celui de mettre mes compétences juridiques et humaines au service de l’accompagnement des personnes à un moment critique de leurs vies.

Les personnes qui quittent leur pays comme les personnes qui divorcent ou se séparent vivent une rupture comme le met si bien en lumière la philosophe Claire MARIN, expérimentant d’un côté l’effondrement, la brisure dans l’existence et de l’autre côté le nouveau départ.

Ce double mouvement est au cœur de mon travail d’accompagnement en tant qu’avocat.

Qu’est-ce qui t’a conduit à fonder ton propre cabinet individuel ?

Un grand besoin de liberté !

Être collaborateur dans un cabinet d’avocat c’est travailler dans une large mesure pour un confrère qui a ses propres méthodes de travail, se soumettre à ses horaires et à ses contraintes.

Etant jeune maman à l’époque, être à mon compte m’est apparu comme la seule possibilité pour concilier ma vie de famille et mon activité professionnelle.

Fonder mon propre cabinet m’a permis de m’organiser comme je le voulais, d’adapter mes horaires, mon rythme de travail mais aussi de forger ma propre identité professionnelle en tant qu’avocate : comme la chenille qui devient papillon.

Alors pourquoi avoir fondé le cabinet LOZEN AVOCATS quelques années plus tard avec deux autres avocates ?

Depuis plusieurs années, je partage des locaux professionnels avec mes consœurs : Eloïse CADOUX et Safiha MESSAOUD.

Toutes trois éprises de liberté, cela nous convenait de partager les charges et de rester indépendantes quant à la gestion de nos cabinets.

La crise sanitaire liée au Covid-19 nous a fait prendre conscience de notre fragilité et l’isolement contraint nous a plus que jamais fait ressentir le besoin de travailler davantage en équipe autour de projets communs et innovants.

S’associer c’est partager des responsabilités, se soutenir dans les moments difficiles, préparer l’avenir, s’appuyer sur des compétences complémentaires, créer une alliance.

Ces objectifs sont également au cœur de notre conception de la relation client-avocat : une alliance, une association, la co-construction de solutions sur mesure aux problématiques rencontrées.

Lozen nous est apparu comme une figure tutélaire inspirante pour l’association de trois avocates en droit des étrangers et en droit de la famille.

Lozen est une guerrière apache, réputée pour son aptitude au combat, elle est également considérée comme une chamane ; on l’a dit notamment capable de guérir les blessures.

Intrépide, elle sait également insuffler du courage à ses compagnes et à ses compagnons. Un témoin raconte ainsi comment Lozen a su, lors d’une fuite, inciter les femmes et les enfants de sa tribu à traverser un fleuve en crue. Engageant son cheval dans les eaux du fleuve, elle a su trouver les mots pour les engager à se lancer à leur tour.

Lorsque tout le monde a traversé sain et sauf, elle a alors confié le groupe à une femme de la tribu avant de traverser à nouveau pour rejoindre les guerriers au combat.

Quelle belle illustration de la relation que nous entretenons avec nos clientes et nos clients : leur insuffler du courage dans un moment critique, les inciter à franchir les obstacles qui paraissent infranchissables, panser leurs blessures, puis quand le besoin d’accompagnement prend fin, repartir vers de nouveaux combats…

Avocate en droit des étrangers et en droit de la famille, j’accompagne mes clientes et mes clients en droit de la famille suite à une séparation, dans le cadre d’un divorce… pour les conseiller, les assister, les défendre en mobilisant mes compétences juridiques comme humaines et notamment l’écoute active, empathique, centrée sur la personne.

En droit des étrangers, nous croisons nos regards avec mes associées pour accompagner nos clientes et nos clients en mutualisant nos compétences et notre expertise.

Qu’est-ce qui t’a inspirée à devenir médiatrice en plus de ton activité d’avocate ?

La médiation ne constitue pas pour moi une rupture ou une reconversion, mais bien une continuité dans mon exercice professionnel.

Après 15 années à exercer en tant qu’avocate, j’ai eu besoin d’ajouter une corde à mon arc (comme Lozen) et je me suis formée à la médiation.

J’ai choisi d’effectuer cette formation à l’IFOMENE PARIS : l’occasion pour moi de me former auprès de médiateurs reconnus et de sortir de mon quotidien à la rencontre d’autres professionnels, cette formation n’étant pas dédiée aux seuls professionnels du droit.

Au terme de 140 heures de formation, j’ai ainsi acquis bien plus que des connaissances théoriques, mais une nouvelle posture relationnelle.

Je me suis tout d’abord formée à un nouveau métier tout aussi exigeant et passionnant que le métier d’avocat et je suis fière d’avoir obtenu mon diplôme universitaire de Médiateur.

Cette formation a également été un chemin d’évolution personnelle.

La découverte des jeux relationnels, forme pathologique de la communication, tel que le triangle de Karpman figure d’analyse transactionnelle m’a permis de mieux comprendre les systèmes et dynamiques relationnelles.

L’apprentissage d’outils de communication puissants tel que l’écoute active et la communication non-violente a été l’occasion de transformer tout d’abord ma relation à moi-même et bien évidemment ma relation à l’autre et aux personnes que j’accompagne.

Cette formation a donc également fait évoluer ma pratique quotidienne en tant qu’avocate.

Dans le prolongement de cette formation à la médiation, je me suis également formée à la négociation raisonnée, au droit collaboratif ou encore à la radical collaboration, autant de méthodes de résolution de conflits que je mobilise en permanence dans mon activité d’avocate, que ce soit dans la relation individuelle comme dans la recherche de solutions co-construites avec l’autre partie et son avocat.

En quoi les modes amiables, tels que la médiation et le droit collaboratif, sont-ils importants dans le domaine du droit de la famille ?

Les modes amiables, tels que la médiation, le droit collaboratif ou encore la négociation raisonnée, permettent aux couples en situation de séparation de travailler ensemble pour trouver des solutions adaptées à leur situation, sans avoir recours à des procédures contentieuses aléatoires et coûteuses en temps et en énergie.

En plus d’être plus respectueuses de l’environnement familial, ces méthodes ont également l’avantage de permettre aux couples de maintenir une relation de qualité, en particulier lorsque des enfants sont impliqués.

Je suis convaincue que la prise en compte de l’écologie relationnelle est un enjeu majeur pour le bien-être des familles en période de séparation.

Peux-tu nous donner un exemple de cas où l’utilisation des modes amiables a permis une issue satisfaisante pour les parties impliquées ?

Dans le cadre d’une médiation menée en co-médiation avec mon associée Eloïse CADOUX, dans un contexte de conflit de voisinage, nous avons réellement vu la magie de la médiation opérer sous nos yeux.

Les parties étaient empêtrées dans un conflit qui durait depuis plusieurs années entre une entreprise et un couple de particuliers. Ces derniers reprochaient à l’entrepreneur, voisin de leur maison, des nuisances sonores, visuelles, auditives…

L’entrepreneur s’en défendait et affirmait être en parfaite conformité avec la législation en vigueur.

Plusieurs procédures étaient en cours depuis des années et les protagonistes de ce conflit ne se parlaient plus que par avocat interposé.

C’est le tribunal qui avait fini par envoyer les parties en médiation.

Au début de la médiation, les médiés étaient très campés sur leur position, leur langage corporel démontrait clairement l’intensité de leur conflit : bras croisés, distance, ton cassant.

Au fur et à mesure des deux heures de réunion de médiation, nous avons vu les parties parvenir à s’écouter, à entendre la réalité de l’autre, pour finalement se mettre à collaborer pour concevoir des solutions très concrètes qu’ils dessinaient ensemble sur le tableau blanc.

A la fin, ils se sont serré chaleureusement la main et étaient visiblement très heureux de cette paix retrouvée.

Quelles sont les raisons qui te poussent à continuer à pratiquer le droit des étrangers en plus du droit de la famille et à former d’autres professionnels dans ce domaine ?

En droit de la famille, je privilégie une approche axée sur la recherche d’une solution négociée, apaisée et durable. Je considère l’autre conjoint ou parent comme un partenaire plutôt qu’un adversaire, dans l’intérêt supérieur des enfants.

En droit des étrangers, je me bats aux côtés de mes clients face à l’Administration pour faire reconnaître et protéger leurs droits fondamentaux tels que le droit à la sécurité, le droit à une vie privée et familiale normale, ou encore le droit d’aller et venir.

En tant que formatrice en droit des étrangers, je m’engage à travers la conception de formations personnalisées pour permettre aux professionnels (assistants sociaux, juristes en droit des étrangers, etc…) et aux bénévoles d’améliorer leurs compétences dans l’accompagnement des ressortissants étrangers.

En faisant la guerre contre l’injustice pour préserver les droits fondamentaux en droit des étrangers et en contribuant à préserver la paix dans l’intérêt des enfants et de la famille, j’ai l’opportunité d’avoir un impact positif sur le monde.

C’est ma façon de créer un changement positif et durable.

Comment trouves-tu l’équilibre entre ta passion pour l’exploration de nouvelles méthodes de travail et la satisfaction des besoins de tes clients ?

J’adore explorer de nouvelles méthodes de travail précisément pour améliorer constamment la satisfaction des besoins de mes clients.

Je suis convaincue que le métier d’avocat est en constante mutation.

Je n’exerce pas aujourd’hui comme il y a 15 ans et comme je le ferai dans 10 ans.

Nos clients ont certes besoin d’être accompagnés dans les méandres des procédures judiciaires par un technicien du droit, mais ils ont également plus que jamais besoin d’être accueillis et écoutés par un professionnel de la relation : ce que sont également les avocats formés aux modes amiables de résolution des différends.

Au cœur de ma pratique, il y a trois notions fondamentales :

  • L’identification des émotions et des besoins de mes clients : reconnaître et comprendre les sentiments de mes clients au-delà des aspects juridiques. En écoutant activement et en étant empathique, j’aide mes clients à exprimer leurs émotions et à mieux gérer le stress lié à leur situation, favorisant ainsi une approche holistique de la résolution des conflits.
  • La responsabilité : encourager mes clients à prendre leurs propres décisions de manière éclairée et responsable. Je les guide dans l’exploration des options, en les informant des conséquences potentielles de leurs choix. Cela renforce leur confiance en eux et les incite à participer activement à la recherche de solutions mutuellement satisfaisantes.
  • L’autonomie : valoriser l’autonomie des clients en les aidant à trouver des solutions créatives et personnalisées. Je les guide dans l’identification de leurs intérêts, priorités et objectifs à long terme, en leur offrant des alternatives à la procédure judiciaire traditionnelle. Cela leur permet de devenir acteurs de leur propre situation et de prendre des décisions éclairées.

Pour améliorer ma pratique et offrir un accompagnement de qualité à mes clients, ma méthode de travail est actuellement la suivante :

  • Un premier rendez-vous dédié à l’écoute et à l’explication simple des procédures : lors de ce rendez-vous, j’accorde une attention particulière à l’écoute active de mes clients. Je leur offre un espace sécurisé pour s’exprimer, partager leurs préoccupations et exprimer leurs besoins. J’utilise des outils visuels tels que des cartes mentales et des infographies pour expliquer de manière claire et accessible les différentes procédures juridiques pertinentes à leur situation. Cela permet à mes clients de mieux comprendre les étapes à suivre, les délais impliqués et les choix qui s’offrent à eux.
  • Un mail de devis en langage juridique clair : après le premier rendez-vous, je rédige un devis détaillé en utilisant un langage juridique clair et accessible. Je m’efforce de simplifier les termes techniques et d’expliquer les honoraires de manière transparente. Cela permet à mes clients d’avoir une vision claire des services proposés, des coûts associés et des attentes pour la suite de notre relation.
  • Un rendez-vous de stratégie : une fois que le client a accepté le devis, nous organisons un rendez-vous de stratégie. Lors de cette rencontre, nous discutons en profondeur des objectifs, des préoccupations et des priorités du client. Je l’invite à exprimer ses souhaits et ses attentes quant au déroulement du processus de résolution des différends. Ensemble, nous définissons une stratégie adaptée à sa situation spécifique. Cette approche personnalisée permet de mettre en place un plan d’action qui prend en compte les besoins et les intérêts du client.

Avec mes associées, notre juriste Bruno AGUIAR VALADÃO et notre assistante juridique Hélène HAROUTIUNIAN, nous réfléchissons ainsi régulièrement à l’amélioration de nos méthodes de travail afin de nous assurer de fournir à nos clients un environnement d’écoute bienveillante, une compréhension claire des procédures et des honoraires, ainsi qu’une stratégie personnalisée pour atteindre leurs objectifs. Cela favorise une relation de confiance, encourage la responsabilité et l’autonomie de nos clients.

De gauche à droite : Safiha MESSAOUD (associée), Hélène HAROUTINIUNIAN (assistante juridique), Anne-Caroline VIBOUREL (associée), Eloïse CADOUX (associée) et Bruno AGUIAR VALADÃO (juriste)

En dehors de ton travail d’avocat, quelles sont tes passions et tes intérêts personnels ?

J’ai une soif de connaissances et de développement personnel, et j’aime me former régulièrement pour acquérir de nouvelles compétences et enrichir mes connaissances dans divers domaines.

La lecture est un véritable ressourcement pour moi. Plonger dans des livres me permet de m’évader, de découvrir de nouveaux lieux, de différentes époques et de cultures variées. C’est une manière de voyager et cela répond à un besoin profond.

Pour prendre soin de mon énergie, je pratique le yoga et le Pilates. Ces disciplines me permettent de me détendre, de renforcer mon corps et de cultiver un état d’esprit équilibré et serein.

J’aime également partager mon amour de la montagne avec mes enfants aujourd’hui adolescents. Les activités telles que le canyoning, la via ferrata et les randonnées en montagne sont pour moi les vacances idéales. Elles nous offrent des moments de partage, d’aventure et de connexion avec la nature.

Ces passions et intérêts personnels contribuent à mon épanouissement personnel, à équilibrer ma vie professionnelle et à nourrir ma créativité. Ils me permettent de me ressourcer, de rester ouverte aux nouvelles expériences et de trouver un équilibre harmonieux dans ma vie.

 

One Response

  1. […] Internationale de l’Institut Brésilien de Pratiques Collaboratives (IBPC) et d’Anne-Caroline VIBOUREL, membre de l’Association Française des Praticiens du Droit Collaboratif […]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *